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Vieux loup de mer
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coque suite

le Mer 17 Nov 2010 - 4:21
Je reprends le sujet sur la coque ,pour ce qui me concerne le bateau est sous bâche depuis 4 ans au moins , toujours pas enlevé l'anti-fouling ( très dur d'ailleur )le peu d'endroits ou je l'ai fais apparaît le gel coat avec pas mal de petits et de moyens trous, une zone d'environ 1m² au niveau de la sortie de l'arbre Bab. c'est délaminée ( facile trois couches de poly perdues )ça aussi cela vous démoralise pas mal ,comme pour le pont je n'ai plus d'idées pour la suite des opérations (comment procéder,quel produit utiliser et quelles quantités à employer) . Crying or Very sad
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Vieux loup de mer
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Retour sur la coque

le Jeu 18 Nov 2010 - 17:32
Hello Francis

Petit coup au moral? Ça se comprend après cette découverte. Si tu pouvais envoyer des photos avec un objet donnant l'échelle, ce serait utile.
Sans plus d'information, je considère que la carène est osmosée, mais ça se répare bien.

Opération 1 : le nettoyage
Au bout de 4 ans sous abri le bateau doit être relativement sec et il est temps d'enlever tout ce qui est mauvais: antifouling, gel coat et couches de stratifié visiblement délaminées par osmose. On ouvrira aussi les petites cavités visibles à travers le stratifié, pour les nettoyer et les reboucher par la suite. Par la même occasion, remonter la ligne de flottaison de 5 à 10 cm peut être intéressant.

Plusieurs méthodes sont possibles:
- Peler la coque avec un rabot électrique modifié, à lames carbure de tungstène. C'est un outil et un travail dangereux. C'est la méthode des "professionnels". Le travail est assez long mais le résultat régulier et propre.
- Poncer avec une disqueuse puissante et du gros grain # 36 par exemple. Long, fastidieux et fatiguant surtout sur les formes arrières. La régularité est fonction de l'adresse de l'opérateur.
- Sabler à sec. Efficace, régulier, mais nécessite de louer un compresseur, une sableuse et une tenue de sablage complète. On peut utiliser un abrasif industriel recyclé mais dont la granulométrie et l'angularité sont encore bons, ou encore du sable de carrière, à grains angulaires. Compter environ 40K /m². C'est un travail difficile et pénible.

Opération 2 : vérification de l'état du stratifié
Lorsque la phase de nettoyage est terminée, il faut vérifier l'humidité résiduelle de la coque avec une appareil électronique type Sovereign ou équivalent. Attention, les mesures ne sont pas très précises. Je crois plus au feeling et au toucher des parties traitées pour se faire une idée précise.
On vérifie attentivement si il subsiste des suintements de liquide brun/ambre ayant un gout vinaigré: le produit de l'osmose. Si les suintements sont nombreux, il faut relaver la coque au jet d'eau froide, (surtout pas la Kärsher), sécher et dégraisser avec un solvant industriel.

Opération 3 : reconstruction partielle du stratifié
C'est la reconstruction des zones où plusieurs couches de stratifié ont été éliminées, (vers le tube d'étambot dans ton cas). Une fois bien réticulées ces couches seront poncées pour en éliminer les exsudats de surface. C'est un travail classique de stratification de tissus avec de la résine vinylester, (moins sensible à l'osmose que la résine polyester.

Opération 4 : application d'une barrière anti-osmose à base de résine epoxyde.
Je considère aussi que le Trismus est en général sur-échantillonné et qu'il n'y a pas lieu de reconstruire une ou deux couches de stratifié sur la totalité de la carène. On vérifiera malgré tout l'épaisseur de matériau éliminé.

Enduisage général de la coque avec un produit de traitement anti-osmose ou un équivalent. Certaines peintures industrielles epoxydiques destinées à la protection des ballasts de navires ou cuves à produit chimiques conviennent aussi très bien, (beaucoup moins cher).
Attention, pour ce dernier choix il faut bien savoir ce que l'on fait, car il y a déjà beaucoup d'heures de travail de passées.
On procède en plusieurs étapes avec ponçage léger entre couches. Bien faire attention à bourrer toutes les petites cavités.

Opération 5 : finitions
Application de l'antifouling et des peintures de coques au dessus de la flottaison haute, (si on a décapé plus haut que l'ancienne flottaison).

Le plus difficile est la phase de préparation des surfaces et élimination des matériaux attaqués. La suite est plus facile et surtout gratifiante.

Si tout est fait correctement, la carène est totalement rénovée.

Il existe d'autres méthodes industrielles, mais elles sont totalement hors de portée d'un amateur, en raison du matériel et de l'environnement de travail nécessaires, je n'en parle donc pas.

Bon courage

Bernard

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